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Troubles et maladies
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| IgM | Anticorps IgM sont généralement les premiers anticorps produits par le système immunitaire quand celui-ci rencontre un nouveau micro-organisme et ils constituent donc la première réaction de défense du corps. La présence de niveaux élevés d'anticorps spécifiques de type IgM est la preuve d'une infection récente. Par conséquent, les niveaux élevés d'IgM contre les candida signifient une infection récente par les candida. Les anticorps IgM diminuent pendant les mois qui suivent l'infection. |
| IgG | Les anticorps IgG sont produits par les lymphocytes B quand les mêmes micro-organismes attaquent le corps de nouveau. Ces anticorps peuvent participer aussi aux allergies alimentaires. Ces anticorps assurent la résistance à long terme du corps aux infections après immunisation. |
| Sous-classes d'IgG | Quelquefois le niveau total d'IgG dans le sang est normal, mais la concentration d'une ou plusieurs sous-classes d'IgG est basse. Par conséquent, un niveau normal d'IgG peut être trompeur s'il n'est pas accompagné de niveaux normaux dans chaque sous-classe d'IgG. Il y a 4 types d'IgG : IgG1, IgG2, IgG3 et IgG4. |
| IgE | Les anticorps IgE sont connus principalement pour leur participation dans tous les types d' allergies. Ils peuvent aussi aider à protéger le corps contre les parasites. Une élévation des anticorps IgE dans le sang est souvent associée avec des commémoratifs d'allergies excessives. |
| IgA | Les anticorps IgA sont impliqués dans la protection des parois nasales et intestinales contre les attaques des microorganismes. L'IgA sécrétoire est un type d'IgA qui est sécrété pour protéger la muqueuse qui est le revêtement interne de la paroi du tube digestif. Les IgA sécrétoires sont apparemment sécrétés par la vésicule biliaire et passent ensuite dans l'intestin grêle à travers les conduits biliaires. |
Il est documenté que des enfants atteints d'autisme présentent
fréquemment des défauts du système immunitaire.
Les recherches du docteur Reed Warren à l'Université de
l'état de Utah, du docteur Sudhir Gupta, immunologiste clinicien
à l'Ecole Médicale d'Irvine (Université de Californie)
et celles d'autres scientifiques, indiquent des anomalies immunitaires
importantes de diverses sortes chez la plupart des enfants atteints
d'autisme. Ces défauts incluent la déficience en myélopéroxidase,
une déficience immunitaire sévère mixte, des déficiences
en IgA (partielle et complète), des déficiences de différents
types d'IgG dans 20% des cas et des déficiences de la fraction
C4b du complément.
Dans l'étude de Gupta, 20 % des enfants atteints d'autisme avaient une déficience en IgA et 8 % n'avaient pas d'IgA du tout. Reed Warren et ses collègues ont trouvé aussi que 20 % des individus atteints d'autisme avaient des niveaux d'IgA dans le sérum comparativement plus faibles que ceux d'individus normaux pris comme groupe témoin.
Les concentrations en IL-12 et en interféron gamma sont beaucoup plus élevées dans le sang des enfants atteints d'autisme que dans celui des autres enfants, ce qui indique une activation immunitaire chez les premiers qui pourrait être causée par des réactions secondaires aux vaccins. Un réponse immunitaire optimale aux infections au Candida exige un parfait équilibre de la production d'interféron gamma. La recherche a démontré qu'un mauvais fonctionnement du système immunitaire, causé par une élévation des niveaux d'interféron gamma induite par IL-12, conduit à une plus grande sensibilité aux candida chez les animaux.
La sur-expression de gènes, résultant de la trisomie 21
dans le syndrome de Down pourrait être responsable de certaines
des anomalies du système immunitaires rencontrées dans
ce syndrome. Le niveau de superoxyde dismutase-1, enzyme codée
par un gène sur le chromosome 21, est en moyenne supérieur
de 150% par rapport aux valeurs trouvées chez les individus normaux
dans les cellules sanguines aussi bien que dans les autres cellules.
Une haute activité de l'enzyme résulte dans une intense
conversion des superoxydes en peroxydes, ce qui d'une part cause une
élévation des peroxydes qui peuvent endommager ADN et
lipides ; et d'autre part, cause une diminution des supéroxydes
qui sont nécessaires pour tuer les microorganismes, tels que
Staphylococcus aureus et Candida albicans.
Une sur-expression de l'antigène-1, associé à la fonction de lymphocyte (LFA-1), qui est aussi porté par le chromosome 21, peut amener à une interaction anormale entre les cellules provenant du thymus et conduire à une maturation et une sélection anormale des cellules T. On observe une sur-expression du gène du récepteur de l'interféron qui se trouve lui aussi sur le chromosome 21. Une déficience en zinc est fréquente dans le syndrome de Down et peut aussi contribuer à une déficience immunitaire. L'anomalie la plus notable du système immunitaire dans le syndrome de Down est une incidence 30 fois plus importante de la leucémie aiguë et une incidence 200 fois plus forte de la leucémie mégacaryocytaire. 30 % des adultes atteints du syndrome de Down ont une déficience en IgG-2 et/ou en IgG4, ce qui est aussi fréquent chez les enfants qui en sont atteints. Une augmentation des taux d'IgG1 et d'IgG3 sont fréquentes chez ces personnes. Chez les enfants présentant un profil anormal en immunoglobulines, un supplément en sélénium de 10 mg/kg de poids corporel pendant six mois augmente significativement les taux d'IgG2 et d'IgG4 et réduit la fréquence des infections.
L'épilepsie infantile rebelle aux traitements par les anticonvulsivants
est associée avec des niveaux faibles en IgG2 et en IgG4 dans
le sang. La thérapie de substitution peut amener à une
rémission complète des symptômes. Certains enfants
atteints de convulsions fébriles peuvent aussi avoir des niveaux
faibles en IgG4. Un médicament anti-convulsivant, la carbamazepine
(Tegretol), peut provoquer une réduction d'IgG2, tandis que la
phenytoine (Dilantine) peut être associée à une
diminution des niveaux d'IgA, IgG3 et IgG4. On a détecté
des anticorps anti-IgA chez des patients épileptiques avec des
valeurs sériques basses en IgA.
L' Ataxie-Télangiectasie est une maladie génétique
qui est caractérisée par une ataxie ou des troubles de
l'équilibre se manifestant entre 2 et 5 ans et qui s'aggrave
quand l'enfant devient plus grand. On observe généralement
une dégénérescence du cortex cérébelleux
concernant principalement les cellules de Purkinje et les cellules granuleuses.
La dégénérescence de ces mêmes cellules dans
le cervelet a été détectée lors d'autopsie
d'individus atteints d'autisme. Des enfants atteints de ce trouble ont
aussi des télangiectasies, des dilatations veineuses dans le
coin des yeux ou sur les oreilles et les joues lors d'exposition au
soleil. Ces télangiectasies n'apparaissent souvent qu'à
l'âge de 6 ans, parfois plus tard. Des commémoratifs d'infections
sinusales et pulmonaires récurrentes augmenteraient la suspicion
d'AT. Beaucoup d'enfants atteints de ce trouble ont aussi des valeurs
sériques basses en IgA, IgG, IgG2, IgG4 et/ou IgE. Chez 16 patients
avec AT, 8 avaient une déficience en IgA, 2 avaient une déficience
en IgG et IgA et 6 ne montraient aucune anomalie du profil des immunoglobulines.
Les valeurs d'IgG4 ou IgG2 étaient très basses ou indétectables
chez tous les patients dans ce groupe. Une déficience en IgG3
était associée avec des défauts en IgG2 et IgG4
chez 3 patients avec les IgA étaient indétectables. Le
niveau des IgG1 était très bas chez un patient avec une
déficience globale en IgG.
Les enfants avec AT ont 1000 fois plus de risques de développer
un cancer que les enfants normaux. Le traitement avec les gamma globulines
peut être utile pour renforcer le système immunitaire dans
cette pathologie. En matière d'examens de laboratoire, le marqueur
le plus précis de l'AT est un taux élevé d'alphafoetoprotéine
sérique après l'âge de deux ans. Au moins 1% de
la population générale sont des "porteurs d'AT".
Cela signifie que seulement aux Etats Unis au moins 1 million de personnes
ont une série de gène anormaux d'AT et une série
de gènes normaux. Il apparaît que les porteurs de ce gène
sont beaucoup plus sensibles aux effets des radiations que les autres
personnes et ont plus de risques d'avoir un cancer.
Etant donné que l'appareil gastro-intestinal est le plus grand
organe lymphoïde du corps, il n'est pas surprenant que les patients
avec une déficience immunitaire présentent des pathologies
intestinales. Quelques études scientifiques ont documenté
une grande fréquence des troubles gastro-intestinaux inflammatoires,
tumoraux et infectieux chez les patients avec une déficience
quelconque en immunoglobulines ou avec une déficience en IgA.
Par exemple, la maladie Coeliaque, une inflammation intestinale, est
souvent associée avec une déficience en IgA. La fréquence
de la déficience sélective en IgA est 10 fois plus forte
chez les patients souffrant de la maladie de Coeliaque en comparaison
avec la population générale. Le diagnostic de maladie
Coéliaque ne peut être exclu en cas de déficience
en IgA parce que le test aux anticorps anti-endomysium est spécifique
aux anticorps de type IgA et peut donc dans ce cas être faussement
négatif. Par conséquent, il serait raisonnable d'évaluer
la possibilité de déficience en IgA chaque fois qu'on
fait le test des anticorps IgA anti-endomysium pour la maladie de Coéliaque.
Le syndrome HIE est caractérisé par un taux élevé
en IgE dans le sérum, par une dermatite chronique et par des
infections récurrentes. Le syndrome HIE est causé par
la surproduction d'IgE due probablement à une population de cellules
B différenciées et qui ne sont plus sensibles aux signaux
de régulation. Les symptômes cliniques généralement
observés dans ces cas incluent les infections sinusales et pulmonaires,
les abcès froids à staphylocoques et la dermatite chronique.
Beaucoup de patients ont des niveaux d'IgE sériques de 3,000
U/ml et une éosinophilie sanguine ( 0.6 x 1o9 cellules/l). Quelques
patients ont une capacité diminuée à fabriquer
des anticorps contre les antigènes du bacille tétanique
et du pneumocoque et des niveaux sériques faibles en IgG2.
Une amélioration des problèmes infectieux a été observée dans quelques études après l'instauration d'une thérapie par administration intraveineuse de gammaglobulines. Dans une étude, les niveaux d'IgE sériques étaient fortement corrélés aux niveaux sériques d'IgG4 (r=0.75) mais non corrélés avec les niveaux des autres sous-classes d'IgG. La cytokine recombinante augmentait non seulement la synthèse spontanée d'IgE, mais aussi la synthèse des IgG4 dans les cultures de lymphocytes provenant des patients avec le syndrome HIE, ainsi que chez les donneurs en bonne santé (p < 0.01). L'effet de l'IL-4 recombinante sur la synthèse des IgE et des IgG4 était inhibée par des concentrations faibles en IFN-gamma recombinant (p < 0.01).
Cette perturbation de la régulation des IgE et des IgG4, qui est observée chez les patients avec le syndrome HIE peut être causée principalement par un trouble de la régulation de ces deux cytokines. Sur un enfant présentant des déformations articulaires concernant les deux mains, des fractures fréquentes, un eczéma chronique et des infections récurrentes au niveau de la peau et des tissus mous depuis l'enfance, on a trouvé un "pneumocoele" lors de son admission. Les anomalies immunitaires décelées comprenaient un taux sérique extrêmement élevé en IgE (18989 U/ml) et un manque de réponse immunitaire (anergie) à une protéine purifiée extraite de candida ainsi qu'à la toxine tétanique. Une forte suspicion de syndrome HIE devrait être envisagée chez les patients avec des infections cutanées récidivantes et des troubles orthopédiques.
On trouve des niveaux élevés d'IgE chez les patients atteints
d'allergies et de troubles associés, tels que l'asthme, le rhume
des foins, les infestations parasitaires, les déficiences du
thymus, le syndrome Wiskitt-Aldrich, le myélome à IgE,
le pemphigoide, la périartérite noueuse et le syndrome
hypéréosinophilique. On observe des niveaux faibles d'IgE
chez les patients atteints d'ataxie-télangiectasie et dans divers
types d'hypogammaglobulinémies. Si le niveau total d'IgE excède
75-100 U/ml, il est probable que le patient présente des allergies
en rapport avec les IgE qui doivent être évaluées
par le dosage des IgE spécifiques et par d'autres tests de dépistage
d'allergie. Si le niveau d'IgE est inférieur à 10 U/ml,
il est peu probable que le patient aie des allergies en rapport avec
les IgE. Les patients avec des niveaux intermédiaires d'IgE ont
généralement une probabilité intermédiaire
d'avoir des allergies en rapport avec les IgE.
Le zinc est un élément essentiel qui est généralement
déficient chez les individus mangeant beaucoup de céréales,
mais peu de protéines animales. Les céréales contiennent
de l'acide phytique qui se lie au zinc et gêne son absorption
au niveau intestinal. Les signes cliniques de la déficience en
zinc peuvent survenir quand les concentrations sanguines de zinc passent
en dessous de 65 mcg/dL. La déficience en zinc est associée
avec la dermatite, une mauvaise guérison des plaies, des troubles
du développement et une réduction de l'acuité gustative.
Les valeurs en dessous de 33 mcg/dL sont particulièrement associées
avec une perte du goût et de l'odorat, des douleurs abdominales,
de la diarrhée, des rougeurs cutanées et une perte d'appétit.
La déficience en zinc peut être fréquente chez les enfants atteints d'autisme qui ont eu des diarrhées durant de longues périodes, et elle peut contribuer à un manque d'appétit. Le zinc influe sur de nombreux aspects du système immunitaire, de la barrière cutanée jusqu'à la régulation des gènes dans les lymphocytes. Le zinc est très important pour le fonctionnement normal des cellules impliquées dans l'immunité non-spécifique, tels que les neutrophiles et les cellules tueuses. Le développement des lymphocytes B et la production d'anticorps, spécialement d'IgG, sont perturbés aussi par la déficience en zinc. Le macrophage, une cellule-clé dans beaucoup de fonctions immunitaires, est également affecté par la déficience en zinc. Cela peut dérégler le mécanisme de l'élimination intracellulaire, la production de cytokines et la phagocytose. Les effets du zinc sur ces médiateurs immunitaires importants sont fondés sur les multiples rôles du zinc dans les fonctions cellulaires élémentaires, telles que la réplication de l'ADN, la transcription de l'ARN, la division cellulaire et l'activation des cellules. L'apoptose, ou mort programmée des cellules, est activée par la déficience en zinc. Le zinc a aussi une fonction d'anti-oxydant et il peut stabiliser les membranes.
Les niveaux sériques bas en zinc dans la maladie de Crohn peuvent
avoir des manifestations cliniques, telles que "l'acrodermatite
entéropathique" et la dysfonction rétinienne, que
l'on peut corriger avec une supplémentation en zinc.
Le traitement de la candidose avec le zinc
Polizzi et ses collègues ont évalué l'efficacité
clinique d'un traitement avec de la ciméditine et du sulfate
de zinc chez un patient adulte atteint de candidose chronique cutanéo-muqueuse.
On a administré la cimetidine à la dose de 400 mg trois
fois par jour et on a donné du sulfate de zinc à la dose
de 200 mg par jour, puis on a adapté la dose pour maintenir les
niveaux de zinc sanguin à un niveau normal. Ce traitement a duré
16 mois. On a observé une réduction significative et impressionnante
des infections et une augmentation du nombre des cellules CD4. Les auteurs
ont conclu donc que ce traitement renforçant le système
immunitaire est une méthode économique et sans danger
pour traiter les troubles immunitaires.
Réduction en zinc dans les maladies infectieuses
Le numéro de la revue American Journal of Clinical Nutrition
d'août 1998 a été consacré aux études
sur zinc et la santé. Anuraj Shankar, un immunologue à
la Faculté de médecine "John Hopkins School of Public
Health", travaillant avec d'autres experts dans le cadre d'une
étude sur la santé des enfants, a trouvé qu'un
élément-trace peut avoir des effets importants. Ils ont
trouvé que l'apport supplémentaire de petites quantités
de zinc dans l'alimentation, peut réduire la durée d'un
épisode diarrhéique de 20 à 30 % et pourrait prévenir
complètement 38 % des cas. " Une chose incroyable est que
la déficience en zinc est associée avec les trois principales
causes de mort enfantine - diarrhée, paludisme et pneumonie.
Nous observons que la supplémentation en zinc a un grand effet
positif en réduisant la sévérité et l'incidence
de ces maladies, " . La supplémentation en zinc a réduit
la sévérité des infections respiratoires aiguës,
telles que la pneumonie de 45 %, et le paludisme de 35 %, nous a avoué
Shankar pendant une entrevue téléphonique. Une étude
en Inde a révélé que les enfants avec des niveaux
bas en zinc avaient de la diarrhée plus fréquemment et
celle-ci était plus souvent accompagnée de fièvre.
Une étude au Vietnam a trouvé une diminution de 2.5 fois
de toutes les infections respiratoires aussitôt que les enfants
ont reçu un supplément en zinc.
Les enfants hyperactif ont des niveaux plus bas en zinc au niveau des
cheveux, du sang, des ongles et des urines, en comparaison avec d'autres
enfants du même âge et de même sexe. Le colorant alimentaire
tartrazine (colorant alimentaire jaune) peut se fixer au zinc dans le
sang comme un agent chélateur et réduire ainsi les niveaux
de zinc disponibles dans le sang. Tous les enfants hypéractifs
qui ont consommé ce produit ont présenté des symptômes
indésirables 45 minutes après l'ingestion de ce colorant
alimentaire dans une boisson colorée.
Un certain nombre d'études ont montré qu'un grand nombre
de femmes souffrant d'anorexie nerveuse pouvaient présenter des
valeurs sanguines basses en zinc, qu'il était possible que les
aliments qu'elles choisissent contiennent peu de zinc et qu'elles pouvaient
répondre favorablement à un supplément en zinc
par un gain de poids et une amélioration de leur état
dépressif et anxieux.
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